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Saint-Jean-Port-Joli

Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli, Anirniq
 

Musée de la mémoire vivante, du 21 juillet au 21 août 2016

Bol à chanter, vidéo, diffuseur


Vidéo de la performance "Voix d'argile", présentée au musée des beaux-arts de Montréal
avec la collaboration de Lysa Iqaluk, Laura Iqaluk et Ziya Tabassian


Diffuseur de porcelaine

Bol à chanter
Photos: Joseph Branco


Table ronde



Voir ailleurs, la pertinence des échanges Nord/Sud. 

Avec Mattiusi Iyaituk, Beatrice Deer, Marie Côté et Laurent Gagnon 
Animée par Michel Saulnier

Extrait de ma présentation

La pertinence des échanges nord-sud

La réponse à cette affirmation est fort simple. Il y a indubitablement des bénéfices personnels, mais les échanges comme ceux que nous offre cette biennale nous forcent à ouvrir nos horizons, à voir plus loin, plus grand.

C’est que mon séjour dans le Nord m’a permis de saisir à quel point l’environnement dans son sens le plus large, qu’il soit naturel ou construit, conditionne notre façon d’appréhender et de nommer le monde. Mais plus encore, ce sont les liens intimes et profonds qui nous unissent à l’environnement qui se révèlent à nous. Ils témoignent de la pluralité des lieux et des humains qui les habitent. Ces échanges posent les jalons d’un questionnement plus large sur le «comment rejoindre» et «faire vivre» au mieux des mondes si différents. Mon horizon d’urbaine se résume à «l’autre côté de la rue», il s’enferme dans des catégories, se replie sur toujours plus d’épaisseur, de filtres, de segments, il se hachure brouillant du coup la continuité des liens, il relègue beaucoup trop souvent à l’accessoire, l’essentiel de la vie, sa beauté comme ces vicissitudes.

À propos des horizons, Mark Carney, actuel directeur de la banque centrale britannique, parle de «The Tragidy of Horizons». Son propos analyse l’incapacité des milieux financiers du monde à imaginer, en dehors d’une économie à courte vue fondée sur l’utilisation des hydrocarbures, un futur «environnemental» et durable pour notre planète parce qu’ils refusent encore d’imaginer des horizons économiques plus grands et plus ouverts. Ce titre extravagant, presque shakespearien de la part d’un banquier, a le mérite d’exposer le problème sur deux plans : celui de la réalité objective, scientifique et documentée qui nous concerne tous collectivement et celui de l’imaginaire qui nous rejoint individuellement dans notre relation intime au monde.

Assise sur la roche, j’ai contemplé l’horizon infini du Nord, un horizon dont les frontières se dissolvent dans celles d’un ciel infini et où peuvent aussi commencer nos rêves. C’est comme si à cet exact contact, se révèle à nous toute l’importance de retrouver la mesure de notre place comme humain, dans la nature et le monde, face à ce qui se joue devant nous.

J’étais là pour apprendre et je pense qu’à certains moments j’ai été porté par la sublime beauté des lieux,


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